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Amener sur soi la douceur

L’hitbodédouth permet d’annuler totalement, ou au moins de réduire considérablement les souffrances subies par l’homme dans ce monde, comme nous nous proposons de l’expliquer. À titre de préambule, voici une parabole :
Un père punit son fils. Le fils stupide s’énervera contre son père et le détestera. Bien qu’il ne se réjouisse pas de la punition reçue mais qu’il en souffre, un fils un peu plus intelligent comprendra que la punition ne fut pas donnée en vain et il en cherchera les raisons. Lorsqu’il aura trouvé, il confessera sa faute, la regrettera, demandera pardon et s’engagera à ne plus récidiver. Mais même s’il ne trouve rien, il demandera à son père de le pardonner en général et dira : “Pardonne-moi pour ce qui a provoqué cette punition et aide-moi à ne plus jamais fauter.”
Un fils encore plus intelligent sait que son père l’aime et qu’il le punit afin qu’il s’améliore. Par conséquent, il recevra la punition avec joie et se tournera vers lui : “Père, je sais que ta seule intention est de m’éveiller et me rapprocher de toi. Mon cher père, je te remercie de ne pas m’abandonner à mes égarements.” Il vérifiera ses actions et cherchera pourquoi son père l’a puni.
Lorsqu’il aura trouvé, il confessera sa faute, la regrettera, demandera pardon et s’engagera à se corriger et à ne plus jamais fauter. S’il ne trouve pas la raison de la punition, il demandera à son père : Montre-moi pourquoi tu m’as puni.
Bien entendu, un tel fils se tient à un niveau supérieur, car il se réjouit des douleurs, mais son défaut est grand, car c’est seulement après avoir reçu la punition, qu’il commence à s’éveiller et à réparer ses actions.
Un autre fils qui aime parfaitement son père n’attend pas de recevoir une punition pour s’éveiller et comprendre qu’il a fauté, mais s’interroge quotidiennement ainsi : “Quelle est l’instruction de mon père aujourd’hui ? L’ai-je accomplie parfaitement ? Me conduis-je selon sa volonté ?”
Il pratique un examen de conscience sur chacune de ses pensées, paroles et actions, et se demande comment il convenait de se conduire. Pour chaque bonne action accomplie, il s’emplit de joie et remercie son père pour son aide. En revanche, il regrette profondément chaque chose inconvenable. Il reconnaît devant son père tous les bienfaits qu’il reçoit de lui, car c’est lui qui le nourrit, l’entretient, lui enseigne la sagesse, l’entendement et la connaissance, et ainsi de suite. Quant à sa conduite inconvenante, il se confesse devant lui, exprime son regret, lui demande pardon et promet dorénavant d’essayer de corriger ses actions.
Il est évident qu’un père est heureux d’avoir un tel fils et il se dit : “Quel fils charmant ! Il sait apprécier les bienfaits reçus et cherche vraiment à faire le bien. Il n’attend pas qu’on le punisse mais s’efforce lui-même de corriger ses actions.”
“Même si je vois qu’il s’égare, transgresse mes injonctions, n’a pas encore tout corrigé et commet des fautes graves, comment puis-je le punir ? Il consacre journellement un temps à son introspection, afin de se rectifier et exécuter ma volonté. Punirais-je un tel fils ? Au contraire, il suffit qu’il ouvre la bouche et déjà j’exauce tous ses souhaits. Là où il se trompe encore, je procède par de très fines allusions et beaucoup d’amour, car je sais qu’il corrige son erreur, dès qu’il la discerne.”
Le père continue à méditer : “Si seulement tous mes fils venaient à moi chaque jour, me parlaient de cette façon et me demandaient de subvenir à leurs besoins, il est certain que je céderais à leurs requêtes. Et même celui qui ne comprend pas et se met en colère dès que je le punis, s’il se tournait vers moi et me demandait une faveur, je l’exaucerais et peut-être comprendrait-il combien je l’aime.”
Rav Shalom Arouch

 

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