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Annuler ses dettes

Une personne qui possède un esprit droit et responsable est capable de se sortir de toutes les situations, même les plus difficiles. Cela est possible car cette personne reçoit une aide du Ciel, peu importe la situation dans laquelle elle se trouve.

Un individu qui appartient à cette catégorie trouvera toujours une source inattendue de revenu et la délivrance dont il a besoin. C’est également ce type d’individu qui possède la grâce aux yeux de ses contemporains. Ainsi fonctionne le monde : lorsqu’une personne est droite d’esprit et responsable, elle possède une bonne réputation ; on lui accorde facilement des prêts ou un emploi enviable. Ainsi, lorsque le monde voit que cette personne est droite d’esprit et assidue, on désire automatiquement venir à son aide. De la sorte, il peut même arriver qu’on lui pardonne ses dettes ainsi que les autres difficultés qu’elle peut rencontrer à l’occasion.
D’autre part, les personnes qui ne possèdent pas un minimum de droiture d’esprit n’ont aucune porte à laquelle elles peuvent taper. De fait, le Ciel ne leur vient pas en aide à cause de leur manque de droiture d’esprit. Également, leurs contemporains se sont déjà fait une raison : “Cette personne ne rembourse pas ses dettes !” Tout le monde sait qu’il s’agit d’individus à l’esprit tordu et qui ne font pas face à leurs responsabilités. Conséquemment, ils ont perdu la confiance de tout leur entourage.
À plus forte raison, le monde n’est pas prêt à leur accorder une avance supplémentaire ou un prêt additionnel. En d’autres termes, ces personnes ont épuisé le stock de confiance qu’on pouvait leur accorder et qui aurait justifié qu’on vienne à leur aide.
On apprend de cela que se sont notre éthique et notre morale qui déterminent notre réussite dans la vie ! Par conséquent, la première chose à faire consiste à vivre sans dettes ou les rembourser le plus vite possible si nous nous trouvons déjà dans une situation où nous sommes endettés. C’est cette attitude qui renforcera d’autant plus notre éthique personnelle, ainsi que nos standards moraux.
Posséder une détermination de ce type nous permet de ne pas désespérer sur notre sort, de ne pas nous sentir impuissants face à l’adversité et de ne pas faire preuve de négligence face à nos responsabilités. Face aux situations périlleuses, nous devons affirmer notre détermination, comme le ferait un soldat au combat. Celui-ci n’a pas d’autre choix que de faire tout ce qui est en son pouvoir afin de sortir sain et sauf de la situation dangereuse dans laquelle il se trouve.
Une personne endettée doit posséder la même volonté qu’un soldat. Même s’il peut lui sembler qu’elle n’a aucune chance de voir sa situation s’améliorer – et ses dettes s’effacer – c’est seulement à cette condition qu’elle peut espérer recevoir de l’aide. C’est dans cet état d’esprit que j’ai écrit ce livre : offrir les conseils qui permettront aux personnes endettées de sortir de leur position désavantageuse.
Effets néfastes des dettes
Les dettes – en addition d’être une terrible nuisance et un fardeau insupportable pour leurs victimes – sont la cause d’effets dévastateurs d’une gravité extrême. Ces effets ne touchent pas seulement l’aspect matériel de la personne. De fait, c’est également au niveau spirituel que les victimes sont atteintes d’une façon effroyable : c’est leur monde entier qui s’écroule et qu’elles sont sur le point de perdre entièrement, que D-ieu nous préserve.
C’est pour cette raison que j’ai exposé dans les chapitres qui suivent quelques uns des aspects dévastateurs de ces effets. Mon intention est que cela permette à chaque personne d’ouvrir les yeux et de prendre conscience de son obligation à s’éloigner le plus possible des situations où elle pourrait se retrouver endettée. Les dettes sont un véritable feu duquel nous devons restés éloignés.
Aux personnes qui sont déjà submergées par les dettes, mon intention est de leur faire comprendre que leur situation les empêche de bénéficier et d’apprécier tout le bien de ce monde, ainsi que celui du monde à venir. Je conseille fortement à ces personnes d’étudier ce livre avec la plus grande attention. Elles doivent se promettre de suivre à la lettre tous les conseils qui y sont exposés.
Grâce à cela, je garantis à ces personnes qu’elles sortiront de leur situation difficile. Elles mériteront d’être délivrées de leurs nombreux problèmes. En d’autres termes, c’est pour retrouver une vie digne de ce nom qu’elles doivent lire ce livre.
Une personne méchante
 
Le Roi David a déclaré (Psaumes 37:21) : “Le méchant emprunte et ne paie pas.” À première vue, ce verset semble incompréhensible. Si le Roi David avait dit : “Un emprunteur qui ne paie pas est un méchant”, nous aurions compris. De fait, c’est seulement après qu’une personne n’ait pas remboursé ses dettes qu’on l’appelle “méchante.” Cependant, il est dit dans le verset qu’une personne est méchante dès l’instant où elle emprunte. Pour quelle raison le Roi David qualifie-t-il de suite une telle personne de méchante ?
Ce pourrait-il que le fait même d’emprunter soit suffisant pour nous faire devenir des personnes méchantes ? Cela n’est certainement pas le cas. De fait, une personne qui emprunte de l’argent en ayant les moyens de rembourser le prêt qu’elle vient d’obtenir n’est pas une personne méchante. Au contraire, cette personne se conduit de la façon dont la Providence divine le lui demande. Hachem garde cette personne sous Son contrôle.
La situation est différente si une personne emprunte de l’argent sans savoir à l’avance comment elle pourra le rembourser. C’est cette personne qu’on appelle méchante, dès l’instant où elle contracte un prêt.
Il n’est pas difficile de comprendre que lorsqu’une personne est appelée méchante, cela est la cause de toutes ses difficultés. Cela s’explique par le fait que lorsqu’elle est jugée par le Ciel, elle est jugée en tant que personne méchante.
Rabbi Yéhouda a dit (Pirqé Avoth 2) : “Réfléchis aux avantages d’une transgression par rapport à ses inconvénients.” Par conséquent, avant de penser à emprunter de l’argent – même si notre intention est de l’utiliser pour une chose de première importance – il faut se poser la question suivante : “Ce que nous nous apprêtons à faire mérite-t-il vraiment le risque de nous faire appeler une personne méchante ?”
Il est certainement préférable pour une personne de renoncer à faire une chose en particulier, plutôt que d’être considérée comme méchante aux yeux d’Hachem. Si cette chose est d’une nature qui nous la rend indispensable, il faut faire preuve de patience et déployer tous les efforts que nous pouvons – matériels et spirituels – pour l’obtenir sans créer des dettes.
Il est plus enviable de manquer de tout, plutôt que d’être appelé – même une seule heure – par le qualificatif de “méchant.” Ceci correspond à ce qu’a dit Rabbi ‘Aqavia ben Mehallelel (Guémara ‘Edouyoth5:6) : “Je préfère être appelé un idiot toute ma vie, plutôt que d’être considéré – même qu’une seule heure – comme méchant aux yeux d’Hachem.”
Une perte de l’intelligence
Il est écrit dans le Midrach (Midrach Raba, paracha Vayéra) que lorsqu’Avraham Avinou (Avraham notre père) se prépara à ligoter son fils Yits’haq, les deux patriarches virent la Chékhina (la Présence divine) sur le Mont Moria. Avraham demanda à son esclave Éliézer et à Ichmaël, le fils qu’il avait eut avec sa concubine : “Voyez-vous ce que je vois ?” Les deux répondirent par la négative. Avraham dit à Ichmaël(Genèse 22:5) : “Puisque l’âne ne voit pas et que toi non plus, reste ici avec l’âne.” Nous apprenons de ce verset qu’un esclave ressemble à un animal. De fait, il est écrit : “Reste ici avec l’âne.”
Le Midrach que nous venons de citer est la source de ce que Rabbi Na’hman de Breslev a écrit dans leSefer Hamidoth (le livre de l’alef-beth) dans le chapitre “Argent” (II:19) “Une personne qui doit emprunter de l’argent à d’autres ressemble à une animal. Nous savons qu’une personne qui doit de l’argent est appelée un esclave, tel qu’il est écrit (Proverbes 22:7) :’Le débiteur est l’esclave de son créancier.’ D’autre part, nous savons qu’un esclave est comparé à une bête (dans le Midrach cité ci-dessus et dans lequel Éliézer – l’esclave d’Avraham – est comparé à un âne). De la sorte, nous pouvons déduire qu’un débiteur est comparé à une bête.”

Rav Shalom Aroush

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