J2V News
Home / Articles / Le bourreau des autres

Le bourreau des autres

le bourreau des autresIl n’existe pas de plus grande faute au monde que celle de culpabiliser un autre pour sa propre souffrance. Dès que l’homme accuse quiconque d’être responsable de ses souffrances, sa foi est fortement ébranlée. Cette attitude justifie qu’HaChem béni soit-Il retire de lui Sa providence et qu’Il le remette également entre les mains de celui qu’il accuse.
Ce qui se trame dans la tête et dans le cœur de cet homme misérable peut se réduire à l’une de ces trois possibilités :
Lorsque l’homme se sent impuissant face à ceux qui le tourmentent, comme les banques, les autorités, le pouvoir judiciaire et exécutif, etc. il tombe dans un désespoir total. Certains projettent même d’en finir avec leur vie, que D. nous en préserve, en pensant qu’HaChem béni soit-Il ne peut les aider.
Lorsque le persécuteur est un simple individu comme lui, par exemple sa femme, son voisin, son collaborateur, etc. des pensées le poursuivent jour et nuit : “Je lui enverrai untel pour qu’il agisse sur lui”, ou “Je me vengerai de lui”, ou “J’agirai contre lui de cette façon ou d’une autre”, ou “Je lui enverrai des voyous”, etc. Il ne peut trouver de répit, la nuit son âme est sans repos, tantôt il pense de cette façon et tantôt d’une autre. Il peut parvenir à toutes sortes de situations exécrables, où il ressent la colère, la cruauté, la haine ou la vengeance, que D. nous en préserve. Il peut même causer du mal, de la peine ou un dommage à l’individu qu’il croit responsable de tous ses ennuis, passer de l’état de persécuté à celui de persécuteur. Alors, malheur à lui et à son âme car il ne fait qu’attiser la colère du Créateur contre lui, en ouvrant un nouveau “compte” en plus de celui de ses anciennes dettes et pour lesquelles il subissait déjà les souffrances dont il se plaint.
Il s’ensuit que les douleurs et l’amertume de l’homme causées par ses accusations contre autrui sont encore plus difficiles à supporter, à tel point qu’il ressent que ses souffrances sont irrémédiables. Puisqu’il pense que ses souffrances proviennent des autres et qu’il est impuissant à les neutraliser, que peut-il faire ?
Il doit réaliser que sa vie est entre ses mains propres et non entre celles d’autrui. Il ne tient qu’à lui de s’adresser au Maître du monde, qui est le seul responsable de tout ce qui lui arrive dans la vie et il peut recevoir de Lui, béni soit-Il, tout le bien et le salut dont il a besoin.
Lorsqu’il s’adresse au Créateur et qu’il Lui demande de pardonner les fautes qui sont à l’origine de ses souffrances, non seulement l’adversaire s’arrête de le poursuivre, mais il se transforme en ami fidèle, comme il est écrit dans le livre Hovot HaLevavot (Traité des devoirs du cœur, section de la confiance en D.) : “L’homme doit se souvenir que son bien-être et ses désagréments sont entre les mains du Créateur, béni soit-Il. Si HaChem se sert d’autres personnes comme moyens pour lui nuire, il leur accordera le bénéfice du doute et supposera qu’il fut le premier à avoir mal agi envers HaChem. Il suppliera le Tout-Puissant de permettre l’expiation de ses fautes. S’il se conduit ainsi, ses ennemis deviendront ses amis, comme il est écrit (Proverbes 16:7) : “HaChem agrée-t-Il les voies d’un homme, Il lui accorde même les faveurs de ses ennemis”.
Rav Chalom Arouch

Inspiré du livre:

jardin sasgesse

 

A voir aussi ...

Un cadeau gratuit

En général, croire que la prière de l’homme doit être acceptée, est une fausse conception. …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *