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Courage!

La foi nous permet d’être heureux en permanence. Même si nous avons un manque apparent, c’est parce que Hachem nous a créés ainsi afin de faciliter la réparation de notre âme et de nous permettre d’accomplir notre mission dans cette vie physique, si cruellement limitée sur cette terre. Chacun peut donc voir ses manques comme sa perfection personnelle, puisqu’ils lui permettent de réaliser la tâche qu’Hachem l’a envoyé effectuer ici-bas.

La Guemara nous montre de quelle manière la providence Divine crée pour l’homme les meilleures circonstances possible, afin qu’il puisse poursuivre sa mission dans la vie : voici l’histoire de Rabbi Akiba, l’un de nos plus grands maitres.

Rabbi Akiba était ouvrier et il était analphabète. Il travaillait pour Calba Savoua, l’un des hommes les plus riches d’Israël à l’époque. La fille de Calba, Rachel, avait remarqué les bons traits de caractère d’Akiba, elle comprit qu’il était tel un diamant non poli qui, un jour, brillerait et illuminerait le monde. Elle demanda à son père la permission de l’épouser. Mais celui-ci refusa catégoriquement, menaçant de couper tout lien avec elle –financier et autre. Rachel épousa Akiba malgré tout, confiante qu’un grand destin lui était promis malgré son humble statut actuel.

Le jeune couple était si pauvre que tout ce qu’ils avaient était la paille sur laquelle ils dormaient la nuit. Chaque matin, Akiba retirait la paille des cheveux de Rachel, lui promettant que le jour où il serait riche, il lui achèterait une couronne en or pour ses cheveux.

Hachem vit le dévouement du jeune couple et décida d’envoyer le prophète Elie les encourager. Habillé comme un mendiant, il vint frapper à leur porte et expliqua que sa femme venait d’accoucher et qu’il n’avait pas de quoi couvrir et habiller le bébé. « Peut-être pourriez-vous me donner un peu de paille ? » demanda-t-il.

Volontiers, le jeune couple donna au « pauvre homme » de la paille, leur seule possession. Il les remercia et s’en alla. Rabbi Akiba se tourna vers sa femme et lui dit : « Tu vois ? Nous ne sommes pas si mal en point après tout. Nous avons beaucoup de paille, alors que certaines personnes en manquent ! »

A première vue, cette histoire est étrange : si Hachem a pris la peine d’envoyer le prophète Elie au jeune couple, pourquoi ne pas leur avoir envoyé une pierre précieuse ou une somme d’argent pour soulager leur pauvreté ? Il y a énormément d’histoires dans lesquelles Elie accorde des richesses à ceux qui avaient le privilège de le rencontrer. Pourtant, dans celle-ci, il ne fait que montrer au jeune couple qu’il y a moins bien lotis qu’eux. Qu’est-ce que ce type d’encouragement ?

En gardant la providence Divine à l’esprit, on voit que la pauvreté est une condition idéale pour le développement spirituel de Rabbi Akiba. Sans une telle misère, Akiba, le laboureur, ne serait pas devenu Rabbi Akiba, le saint Tana. Ainsi, le prophète Elie l’encourage et élève son esprit, mais ne lui rend pas la vie plus facile.

Souvenez-vous bien : si une personne ignore ses manques ou fait comme s’ils n’existaient pas, elle se ment à elle-même et son bonheur n’est pas authentique. Une telle tromperie est le résultat de l’arrogance, pas de la foi. Mais l’homme simple qui est tout à fait conscient de ses manques, n’en est pas moins heureux. C’est là, sans aucun doute, la formule du succès.

Chaque être vivant a des manques, peu importe combien il essaie de les dissimuler. L’un a des problèmes d’argent et l’autre, des problèmes de santé. Le troisième a un enfant retardé et son voisin, des problèmes de couple. Hachem connait les ramifications de chaque difficulté dans la vie, et de quelle manière un défi peut aider une personne à réparer son âme. En acceptant avec foi nos difficultés, nos manques et nos défis dans la vie, nous pouvons être réellement heureux.

Ne perdez jamais courage ! Voyez de quelle manière des grands Tsadikim ont atteint des sommets personnels et de hauts niveaux spirituels grâce à leurs manques dans la vie. Rabbi H’anina ben Dosa était extrêmement pauvre, pourtant, le monde entier subsistait grâce à lui. Le H’azone Ich était malade, le Rabbi de Loubavitch n’avait pas d’enfants et le Rabbi de Klausenberg était un survivant de la Shoah, où il avait perdu sa femme et ses neuf enfants. Les exemples ne manquent pas.

A tort, les gens voient les sages qui étaient heureux de leur sort comme s’ils étaient nés dans un giron de luxe. En fait, le fait d’avoir accepté leurs difficultés avec foi et joie est ce qui les a fait tant grandir.

Le secret de l’homme simple pour réussir dans la vie est une leçon pour nous tous : la grandeur n’apporte pas le bonheur, c’est le bonheur qui mène à la grandeur.

Rav Shalom Aroush

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2 Commentaires

  1. Merci pour ce beau message qui me parle, c’est ce que j’avais besoin d’entendre, béni soit Hachem pour tout, je me confie en lui….

  2. FITOUSSI Karine Shana

    C Est Un miracle ❤️C Est Tout à fait Ce qu il fallait que je lise aujourd’hui pensant etre MAL Je demande Pardon à HM Notre pere

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