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Donner autant que possible

A Roch Hachana, D.ieu juge non seulement tous les hommes, mais décide également de toutes leurs rentrées et pertes d’argent pour l’année à venir. Au niveau de l’argent perdu, il y a deux possibilités : soit on l’investit dans des causes justes (Tsédaka, dons aux synagogues etc.), soit il partira dans les impôts, les contraventions, les contrôles fiscaux etc. Donc quoi qu’il arrive, cet argent devra être donné, à nous de choisir comment.

Rabbi Elazar, dans la Guémara Baba Batra (p. 10), nous enseigne qu’à l’époque du Temple, les sacrifices servaient à expier nos fautes, ce que nous ne pouvons plus faire aujourd’hui. Alors comment peut-on s’en sortir ? Avec l’argent. En effet, si on a donné ce qu’on était censé donner aux pauvres ou aux œuvres de charité, aucune autre sortie d’argent n’est nécessaire. Dans le cas contraire, comme le dit la Guémara, les non-juifs viennent saisir la somme manquante…

A ce sujet, il y a une histoire très intéressante sur Rabbi Yo’hanan ben Zakaï, un très grand maître en Torah. La veille de Yom Kippour, il a rêvé que ses neveux, qui étaient extrêmement riches, allaient perdre 700 dinars (une somme colossale à l’époque). Mais étant donné qu’il ne voulait pas porter atteinte à leur libre arbitre, il leur disait chaque semaine : « Mes chers neveux, vous voulez faire une belle Mitsva ? J’ai entendu qu’un homme avec beaucoup d’enfants avait d’énormes difficultés à subvenir aux besoins de sa famille. Il faut absolument l’aider, donnez-moi un peu d’argent pour lui… »

La veille de Yom Kippour de l’année suivante, les Romains sont venus taxer les neveux de Rabbi Yo’hanan de 17 dinars. Affolés, ils sont partis chez leur oncle en lui disant : « Les Romains sont venus nous prendre de l’argent et les connaissant, ils vont sûrement revenir nous dépouiller… » Rabbi Yo’hanan leur a répondu : « Ne craignez rien, ils ne reviendront pas. L’an dernier, j’ai fait un rêve dans lequel il avait été décrété que vous deviez perdre 700 dinars cette année, mais grâce à vos dons aux pauvres, il ne restait plus que 17 dinars à débourser… »

En clair, lorsque je reçois une amende, c’est signe que j’aurais pu investir davantage d’argent pour les pauvres. Et comme chacun peut le comprendre, il est bien plus profitable de gagner une Mitsva en faisant la Tsédaka plutôt qu’en donnant bêtement de l’argent à la police ou au gouvernement… Aujourd’hui, quel est l’argument majeur de l’appel à la Tsédaka des nombreux organismes ? Le fait de payer moins d’impôts ! Et ils ne savent pas que c’est écrit noir sur blanc dans la Guémara !

Il ne faut donc pas hésiter à donner autant que possible, d’autant plus que ce n’est pas le seul effet positif de la Tsédaka. Effectivement, lorsqu’on traverse une mauvaise période dans la vie, qu’on se trouve dans une spirale négative, la première chose à faire est de donner de l’argent à la Tsédaka, car cela permet de déchirer les mauvais décrets qui sont prononcés à notre égard. Oui, la Tsédaka possède ce pouvoir, il faut en avoir conscience. Essayez, vous verrez, c’est radical !

Rav Binyamin Seror

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