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La puissance des femmes

Hashem ressent une joie immense lorsqu’Il accède à nos requêtes. Il n’est pas de plaisir plus intense pour le Créateur de l’Univers de pouvoir satisfaire Ses enfants et leur donner ce dont ils ont besoin.

La prière est une arme qui nous accompagne depuis toujours. On ne manque pas d’exemples de prières dans notre histoire. Nos patriarches et matriarches, nos Justes à travers les générations, Moché Rabénou, le prophète Samuel, Hanna, Le Roi David, Mordéhaï, Esther, Rabbi Nah’man de Breslev, chacun à son époque, chacun à sa façon, a démontré combien la prière est puissante, et combien Hakadosh Barouh hou a joui de chacun des mots qui lui ont été adressés lors de ces moments de recueillements et de connexion.

Sachez une chose, lorsque vous ressentez le besoin de parler à Hashem, mais que vous ignorez comment vous y prendre. Vous cherchez vos mots, vous ne savez pas s’il est convenable d’employer tel ou tel ton, Hashem Lui-même vous mettra les paroles appropriées sur les lèvres, les paroles qui trouveront grâce à Ses propres yeux et qui le persuaderont de vous donner ce que vous demandez. Vous ne serez alors pas maître du flux des paroles qui émaneront de votre bouche, et pourtant vous verrez vos prières s’exaucer. C’est vous dire à quel point Hashem chérit ces instants de tête à tête avec Ses enfants. Voilà qui devrait rassurer et encourager les prieurs novices ou pas. La seule chose qu’Hakadosh Barouh Hou nous demande c’est que l’on se tienne devant Lui avec une volonté profonde et sincère de Le servir et faire Sa volonté.

Dans Likouté Moharan (Torah 124), Rabbi Nah’man de Breslev rapporte «Cantique au chef des chantres », réjouissez le gagnant (Pessahim 119). Un être de chair et de sang ne pourrait en aucun cas, « battre » le créateur de l’univers. Ainsi, il est évident que si une telle victoire a lieu, c’est qu’elle est le fruit de la volonté du créateur, pour la simple et bonne raison qu’elle lui procure une joie inégalable.

Dans ces versets, nous découvrons un concept formidable. Hakadosh Barouh Hou éprouve un immense plaisir à être « battu » par Ses enfants, au point de leur offrir les armes les plus puissantes pour s’assurer qu’ils gagneront le combat contre Lui, autant que faire se peut.

Hashem ne nous demande qu’une chose, c’est se présenter devant Lui aussi souvent que possible et s’isoler pour lui parler de façon libérée sans gêne ni limites.

Aussi, cette constance et cet entêtement dans la prière, nous l’apprenons des femmes, qui sont intransigeantes envers le maître du monde quand elles épanchent leur cœur.

Les premières sont les Matriarches, au sujet desquelles il est écrit (Bereshit Raba 45) : «Pourquoi les matriarches étaient-elles toutes stériles ? Rabbi Lévy au nom de Rabbi Shilo et Rabbi Helbo au nom de Rabbi Yohanan, répondent : « car Hashem se passionne de leurs prières et de leurs conversations ».

Ainsi, nous comprenons que Sarah, Rivka, Rahel et Léa ont, chacune à leur tour, prié, pleuré et supplié longuement et infatigablement, afin d’avoir le mérite d’offrir à leurs époux une descendance. Ce n’était pas un hasard que les 4 Matriarches ont commencé leur parcours en étant stériles. Leurs prières étaient, pour Hashem, une source de contentement et de plaisir sans pareil.

Leurs prières étaient entêtées. Et ce nous le voyons de plusieurs façons. Notamment l’endurance. Lorsqu’on veut vraiment quelque chose, on doit le demander, le redemander, on ne doit jamais se lasser de créer des occasions où on va de nouveau tenter notre chance, peu importe si la réponse semble être négative. On va changer la forme, le ton, on essaye toutes les méthodes sans faiblir. L’endurance, nous l’apprenons de l’enfant qui ne se décourage jamais.

Quelles étaient les prières des Matriarches ? Leurs requêtes ? Comment ont-elles réussi à convaincre le Boré Olam de les exaucer ? Si nous ne connaissons pas la raison exacte, nous pouvons être certains que leur entêtement a joué un rôle décisionnaire dans leur délivrance. (Bereshit 30.8) Comme il est écrit : « E Rachel dit : « C’est une lutte de D. que j’ai entreprise contre ma sœur. Et pourtant je triomphe. Et elle le nomma Naphtali. » Rachi explique : « Naftoulé, en référence à l’entêtement. » Rahel s’est entêtée elle voulait être égale à sa sœur.

Rabbi Nathan rapporte ce verset pour nous montrer à quel point l’homme doit être têtu dans sa prière et dans ses discussions qu’il a avec Hashem. (35. 5 Téfiline 5)

Puis, il y a Hanna, la célèbre prière de Hanna, de laquelle nous tirons de solides enseignements. (Rav Hamenouna. Daf 31.1) « Hanna priait en son cœur », le prieur doit avoir de bonnes intentions en son cœur, « seules ses lèvres bouger », le prieur doit faire bouger ses lèvres et non pas uniquement prier des yeux ou en pensée, « on n’entendait pas sa voix », le prieur doit prier silencieusement sans crier, « Eli pensait qu’elle était une ivrogne », il est interdit de prier en état d’ébriété, « Eli lui demanda quand vas-tu cuver ton vin ? », de là nous apprenons que lorsque nous voyons notre prochain commettre une erreur, nous avons le devoir de lui en formuler le reproche.

La guemara détaille sur une page entière, les lois tirées de la prière de Hanna. C’est assurément une fierté et un encouragement pour toutes les femmes, de voir ce dont Hanna a été gratifiée grâce à cette prière. Elle a été l’instigatrice de nombreuses lois relatives à la prière. Comment formuler ses requêtes ? Quelle attitude adopter ? … Hanna est tombée enceinte à l’âge de 130 ans. Elle nous enseigne l’interdiction de baisser les bras, d’abandonner. Enfin, elle a eu le mérite de laisser en héritage cette magnifique prière que nous tous, ses enfants, petits-enfants, arrière arrière petits-enfants, lisons chaque matin dans la prière de Chah’arit. Son ultime récompense a été de mettre au monde un fils qui avait autant de valeur que Moché et Aaron réunis, comme il est écrit : (Psaume 99) «Moïse et Aaron étaient parmi ses prêtres, Samuel parmi ceux qui invoquaient son nom ». Chmouel a régné sur le peuple en tant que juge. Il l’a guidé et a su le protéger de nombreux ennemis. Il est également un emblème de la prière, et de la techouva, en digne fils de sa mère.

Voici quelques exemples des moyens empruntés par Hanna afin d’atteindre la prière parfaite qu’Hakadosh Barouh Hou n’a eu de choix que d’exaucer.

  • « Elle a dit D. des milices. » Maître de l’univers ! Toi qui a créé toutes les armées du monde, est-ce si difficile pour toi de me donner un fils ?
  • « Tu n’oublieras pas ta servante » Maître de l’univers ! Ne m’oublie pas.
  • «  Hanna parlait en son cœur » – Au sujet du cœur, Hanna a dit : « Maître de l’univers ! Chaque chose que tu as créée dans la femme, a un but. Les yeux servent à voir, la bouche à parler, les mains à travailler, la poitrine à allaiter, cette poitrine qui est sur mon cœur, à quoi va-t-elle servir ? Donne-moi un fils que je puisse l’allaiter.

Chaque femme doit apprendre des techniques utilisées par Hanna lorsqu’elle a formulé sa prière devant Hashem. Ses intentions et pensées provenaient d’un cœur pur empli de saintes intentions.

Lorsque Chmouel a grandi, il a commis une faute qui aurait dû lui coûter la vie, mais de nouveau sa mère s’est confondue en prières et supplications.

  • « Je suis cette femme que tu as vue ici près de toi implorer l’Eternel ». Je suis cette femme qui a tant prié et qui a mérité cet enfant. Ne le punis pas.

Eli voulait punir Chmouel malgré tout et a promis à Hanna un fils d’une valeur encore supérieure à celle de Chmouel, mais Hanna était catégorique. « C’est pour obtenir CET enfant que j’ai prié et l’Eternel m’a donné ce que j’avais demandé. » Elle avait prié pour CET enfant, il était l’enfant issu de la prière, l’enfant pour lequel elle a déversé son âme, pour lequel elle s’est battue avec Hashem, l’enfant mérité. L’autre enfant qu’Eli lui promettait, serait venu sans efforts, sans larmes, sans prières. Rien de comparable.

Une autre histoire rapportée pour prouver la force de la prière des femmes …

Rabbi Chimchone, le chamach de Rabbénou Hakadosh, avait un fils, qui est tombé gravement malade. Rabbi Chimchone est donc parti implorer Rabbi Nah’man de Breslev qu’il prie pour sa guérison. Rabbi Nah’man resta silencieux. Rabbi Chimchone comprit que l’état de son fils était grave, et que ses jours étaient comptés. De retour chez lui, Rabbi Chimchone dit à sa femme : « Si tu veux voir ton fils vivre, ne ferme pas l’œil de la nuit. » Cette maman, déterminée, pleura et pria sans répit jusqu’à l’aube. Ce matin-là, lorsque Rabbi Chimchone partit retrouver Rabbi Nah’man, ce dernier lui dit « je ne soupçonnais pas que la prière des femmes ait une telle place d’honneur devant le Saint Béni soit-Il. Ton fils sera non seulement guéri mais il aura également une longue vie.

Rendez-vous compte de l’impact de la prière des femmes. Alors que Rabbi Nah’man s’est senti impuissant face au décret du ciel sur cet enfant, sa mère, elle, a remué les cieux et en priant du plus profond de son âme, elle a annulé les décrets divins et a déversé sur son enfant une pluie de bénédictions.

Toutes les femmes qui emprunteront le chemin des Matriarches et des femmes vertueuses à travers les générations, toutes les femmes qui redoubleront d’entêtement en priant, et qui ne baisseront jamais les bras, auront le mérite de donner naissance à des enfants d’une valeur semblable à celle de  Chmouel Hanavi, et d’assister à de grandes délivrances, dont la venue du Machiah ces jours-ci en ces temps. Amen.

Rav Shalom Arush

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Un commentaire

  1. Quel magnifique article!

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