J2V News
Home / Articles / Les limites du médecin

Les limites du médecin

stockvault-stethoscope129087L’homme atteint d’une quelconque maladie, que D. nous en préserve, traverse l’épreuve de la foi et doit agir selon les trois règles de la foi :
a) Il doit savoir qu’HaChem est à l’origine de sa maladie et ne doit chercher aucune cause naturelle ou des erreurs qu’il a commises, etc.
b) Il doit savoir que c’est pour son bien éternel et en remercier HaChem.
c) Il doit examiner ses actions, chercher quelle faute a amené sa maladie et se repentir. C’est seulement après son repentir, qu’il peut prier HaChem béni soit-Il, pour qu’Il le guérisse de sa maladie.
 
“Il le guérira certainement”
Il semble que la médecine soit une science parmi les sciences naturelles. Des chercheurs experts investissent avec le plus grand sérieux des sommes colossales et un temps inouï dans leurs investigations et expérimentations, aidés de l’équipement le plus perfectionné. Lorsqu’ils découvrent l’origine d’une maladie et les moyens d’y remédier, ils créent de nouveaux médicaments, de nouvelles thérapies, etc.
A première vue, cela apparaît logique et rationnel. Le Créateur a octroyé à l’homme un intellect apte à poursuivre des recherches dans la nature de l’univers afin d’améliorer et de perfectionner la vie. L’homme est tenu d’utiliser son intellect pour ces objectifs positifs ou d’autres qui amènent le plaisir et la joie au monde. Cela a entraîné des découvertes dans de nombreux domaines, dont nous profitons tous, comme l’électricité, différents appareils, une technologie avancée, etc.
Dans le domaine de la médecine aussi, on peut s’attendre à ce que l’homme se serve de son intellect et de son entendement donnés par le Créateur, dans le but d’améliorer la vie et d’apporter un soulagement et un remède aux souffrances et aux maux des personnes.
Cette vue est renforcée par l’explication de nos Sages de mémoire bénie, sur le verset “Il le guérira certainement” : d’où on apprend que la Tora autorise le médecin à soigner. Et en effet, de nombreux érudits de la Tora s’occupèrent de médecine, parmi lesquels le Rambam, le Baal Chem Tov, etc.
La conclusion qui se dégage de nos propos est la suivante : la médecine est une science parmi les autres sciences et au fur et à mesure que l’homme fait des recherches dans ce domaine, il réussit à trouver des médications et des thérapies aux maladies, blessures et autres accidents qui atteignent la santé de l’homme.
 
L’homme est l’objet de la providence
Pourtant, tout ce qui précède serait très vrai s’il n’était question que de la guérison du corps, comme chez les animaux, les bêtes, mais lorsqu’il s’agit de l’homme, qui est un être doué du libre-arbitre, nous sommes forcés de reconnaître que la médecine n’est régie ni par la nature ni par aucune loi, mais uniquement par la providence divine particulière!
En effet, l’homme doué du libre-arbitre représente la finalité de la création du monde et on comprend donc qu’il bénéficie, plus que toute autre créature, de la providence divine particulière et exacte dans chaque détail de sa vie et en particulier dans le domaine de la santé.
Bien que toute la nature soit gérée par le pouvoir divin, béni soit-Il, plus on s’éloigne de l’homme – et qu’on touche des sujets qui ne le concernent qu’indirectement – moins la providence divine individuelle du Créateur est sensible et perceptible.
La nature en général est régie par des lois fixes et précises – en particulier les corps célestes – mis à part les événements exceptionnels à travers lesquels le Créateur change ces lois, comme il est écrit (Psaumes 148) : “Il les maintient pour l’éternité ; Il leur a tracé des lois immuables”. Nous disons aussi lors de la bénédiction sur la lune : Il leur a donné (aux astres) des lois et des cycles, afin qu’ils ne dévient pas de leurs courses.
Il en résulte que l’essentiel de la providence divine s’exprime dans des domaines qui concernent directement l’homme, comme la recherche de la subsistance, les enfants et la santé, où l’homme traverse des épreuves, où il est possible de l’éveiller et lui suggérer ses erreurs et ses insuffisances spirituelles.
Rav Shalom Arouch

 

A voir aussi ...

Parfois une porte se ferme pour en ouvrir une autre

Comment faire face à une épreuve ? Comment l’accepter et assimiler le fait qu’elle soit bonne pour …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *