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Obtenir les choses

Voici ce que dit le Choul’hanobtenir les choses Aroukh (Lois de la prière, 98), sur les modalités de la prière : « L’homme doit prier en suppliant, comme un pauvre au seuil de la porte, mais doucement et sans que cela apparaisse comme une corvée » – L’homme doit prier comme un pauvre demandant doucement et en suppliant parce qu’il sait qu’il n’est pas digne si ce n’est de recevoir l’aumône ; et non à la façon des riches qui exigent avec insolence, comme il est écrit (Proverbes 18:23) : « Le riche répond avec insolence. »
On ne doit pas non plus prier pour se débarrasser d’un fardeau, comme si la prière était une punition, mais on doit avoir la foi que le plus grand cadeau offert à l’homme dans sa vie, consiste à pouvoir implorer le Roi des rois, Clément et Bienveillant, qui peut répondre à tous nos besoins, pour peu qu’on se contente de demander un don gratuit.
Le Biour Halakha commente cette loi de la façon suivante : « On doit faire très attention à prier en suppliant car autrement, selon l’avis de certains décisionnaires, on doit recommencer sa prière. »
L’auteur du Michna Beroura explique : « Cela signifie qu’on doit prier doucement, en suppliant, comme quelqu’un qui se prend en pitié, et penser qu’il n’existe aucune créature, ange, astre ou étoile, à part Hachem béni soit-Il, qui puisse répondre à son besoin. » C’est-à-dire que personne ne peut aider l’homme, sauf Hachem.
Voici ce qu’écrit notre maître, rabbi Yossef Caro, à la suite de cette loi (§ 5) : « On ne doit surtout pas penser être digne que le Saint béni soit-Il satisfasse notre demande parce qu’on a prié avec toute l’intention requise, car c’est au contraire le meilleur moyen de se faire rappeler nos fautes (on vérifie les actions de celui qui est si sûr de lui). Il faut au contraire vouloir que le Saint béni soit-Il exauce notre prière par pure bonté, en se disant : « Qui suis-je pour implorer le Roi des rois, le Saint béni soit-Il : une créature pauvre et méprisable ? Seule la grande bonté, avec laquelle Il dirige toutes Ses créatures peut m’aider’. »
En d’autres termes, il est interdit à l’homme de penser que sa prière est digne d’être acceptée, parce qu’il l’a prolongée, ou prononcée avec une très grande concentration. Car c’est l’occasion d’ouvrir les Livres au tribunal céleste pour vérifier si on est réellement digne et qu’on y découvre une multitude de dettes et de fautes, qu’une vie ne suffirait pas à rembourser et réparer une seule d’entre elles. Au contraire, chacune d’elles voudra être réglée et dira : Puisqu’il prétend que cela lui est dû, le Saint béni soit-Il dira aussi que cela Lui est dû…
Nous avons cité ces textes afin que ce fondement soit bien clair pour tous : lorsqu’on vient implorer le Créateur avec une quelconque requête, on ne doit la présenter qu’au nom de la Clémence divine, qui est la seule raison de la Création du monde, car Hachem a créé le monde par compassion pour Ses créatures et pour être bienveillant envers elles.
Ainsi, que ce soit pour les trois prières journalières, la lecture des Psaumes, pour d’autres requêtes et supplications écrites et à plus forte raison pour l’hitbodédouth, il faut se souvenir de cette règle : l’homme doit se tenir devant le Créateur du monde et Le supplier de son manque de vertus et de connaissance, des souffrances de son âme, etc. et ne pas abandonner sa prière et sa supplication avant d’être sauvé.
On doit toujours se demander : « Pourquoi suis-je comme ce fils de riche dont nous avons cité la parabole plus haut, affamé et en haillons ? J’ai un Père céleste. Je pourrais être un juste parfait et mériter tous les saluts, pourquoi ma bouche se ferme-t-elle ? Comment Hachem me prodiguera-t-Il Ses bienfaits ? »
Hachem prodigue tout d’après la parole de l’homme. Car c’est la parole qui construit les récipients aptes à recevoir le salut et l’abondance. C’est elle qui ouvre les canaux de l’abondance, dans les domaines spirituels et matériels. La bouche fermée est chez l’homme le seul handicap qui l’empêche de parvenir au salut dont il a besoin.
On doit donc toujours se souvenir de ce verset : « Je l’écouterai, car Je suis Clément » et croire en ce grand fondement. C’est alors qu’oncommencera à supplier, implorer, solliciter, prier, jusqu’à la satisfaction de sa demande. Il est nécessaire de supplier beaucoup pour soi-même, de croire qu’Hachem est Clément, car tout le salut en dépend.
Rav Chalom Arouch

 

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