320x80
Home / Articles / Enseignements et conseils pratiques pour l’éducation de nos enfants selon la sagesse de la Torah

Enseignements et conseils pratiques pour l’éducation de nos enfants selon la sagesse de la Torah

Enseignements et conseils pratiques pour l’éducation de nos enfants selon la sagesse de la Torah

De même qu’ Hachem est à la fois justice et misericorde pour notre bien , de la même façon nous avons le devoir de nous comporter avec nos enfants.

La discipline n’est pas là pour servir notre confort personnel quand l’enfant devient un peu trop dur.
La discipline est un Hessed et même un devoir du parent envers son enfant pour faire de lui “un homme reussi” capable de gérer ses frustrations, de réaliser son potentiel et d’aller au bout de ses projets.
De plus , la discipline apporte à l’enfant la sécurité , l’enfant a besoin de sentir qu’il a au-dessus de lui un parent fort ( plus fort que lui) qui sait ce qui est bon pour lui, en qui il peut avoir confiance, qui pourra le diriger vers ce qui est dans son intérêt.
Mais pour être certain que son parent soit bien de confiance, l’enfant va tester son parent à de maintes reprises. Il veut savoir:” qui est plus fort? Papa ou moi?
Si je suis plus fort que papa alors qui va me protéger ? Qui sait et fera ce qui est bon pour moi?”

Mais qu’est-ce que la discipline ?

Instaurer la discipline, consiste à instaurer des règles fixes. Peu importe qu’elles soient nombreuses ou pas , mais elles doivent être fixes. Personne n’est frustré de ne pas pouvoir traverser les murs. Pourquoi ? Car c’est une règle fixe et immuable de la nature donc même l’enfant, après s’être cogné 2/3 fois finira par faire attention et ne se cognera plus.
De même si le parent ne change pas d’avis sur le même sujet et en fait une règle fixe et immuable, l’enfant fera certainement quelques caprices ( s’il est normal) pour tester son parent puis arrêtera quand il verra que c’est une règle fixe et inchangeable.
De plus , il apprendra à respecter les règles et à vivre avec.

À côté de cela, le pillier de la discipline, c’est de savoir dire NON et de ne jamais revenir dessus. !Surtout ! ne pas dire non trop souvent car l’essentiel c’est de s’y tenir et non pas de brimer gratuitement l’enfant.

Il est important de préciser que la discipline ne sera pas affaiblie si notre enfant ne nous écoute pas, n’oublions pas que nous sommes en plein apprentissage, que parfois on va réussir et parfois non.
Ce qui va définir notre réussite quand il n’écoute pas , c’est notre réaction. Est-ce que je vais m’énerver et lui montrer que je ne sais pas me contrôler ? Ou est-ce que je vais rester calme, mais sur mes positions et le laisser seul avec le malaise de m’avoir désobéi ?
C’est justement ce malaise qui va l’éduquer et non pas ma colère.

Le parent doit rester FERME, CALME et CONSTANT.
Il doit continuellement se rappeler: ” JE SERAI FORT POUR TOI” et savoir que lorsqu’il dit non à son enfant, il lui permet d’apprendre à gérer ses frustrations et donc de reussir plus tard à se battre, à dépasser ses limites pour aller au bout de ses choix; il va, par ces règles ancrer en lui l’autodiscipline qui est la qualité principale pour réussir dans la vie.

Cependant, la discipline ne doit pas empiéter sur l’amour, la chaleur et l’encouragement que l’on doit à notre enfant. L’un ne va pas sans l’autre. 

Parfois même, (quand c’est pas grave) on fermera les yeux pour éviter un conflit inutile. Hachem a doté chaque parent d’un sixième sens pour le guider selon ses enfants. De plus l’erreur est humaine et la Techouva est là pour ça.
La techouva peut effacer toutes nos fautes si elle est sincère, et si c’est une techouva par amour, elle transformera même nos péchés en mitsvotes.

Chaque parent aura une certaine facilité dans un des deux domaines (la discipline ou l’affection) et devra donc travailler sur le sujet qui lui est moins naturel.
Après tout, nous sommes venus sur terre pour travailler et nous améliorer , ne l’oublions pas!!! Nos enfants et notre conjoint sont nos principaux entraîneurs.

Nous ne pouvons pas être toujours parfaits.
Il y a néanmoins 3moments cruciaux, où il faut vraiment essayer au mieux de faire que l’ambiance soit aimante et chaleureuse quitte à fermer les yeux sur certaines choses et mettre tout le reste de côté :
1-les 5min avant de quitter votre enfant, faites lui des bisous des brahotes…
2- les 5 premières min quand il rentre de l’école, lâchez tout le reste et focalisez vous sur son accueil.
3- les 5min avant qu’il dorme sont aussi primordiales.
Parfois il est possible de rattraper des faux pas même pendant le sommeil en lui parlant de choses qu’on ose pas pendant qu’il est réveillé et lui faire des câlins, ici aussi on pourra agir.

L’amour dont l’enfant a besoin doit être inconditionnel, si on donne de l’affection à notre enfant que quand il nous satisfait, il pensera qu’on ne l’aime pas vraiment Lui.
Hachem ne nous donne-t-Il pas sans compter depuis notre naissance malgré nos nombreuses fautes?!

Bien sûr on ne va pas l’embrasser quand il vient de faire une bêtise ou de nous désobéir, mais on essayera de multiplier les marques d’affection et les compliments à des moments anodins, sans raison particulière.
Surtout avec les enfants les plus difficiles, ils reçoivent souvent plus de remontrances, ils ont donc besoin de beaucoup plus de marques d’amour, de compliments et d’encouragements pour compenser.

Chaque enfant aimerait être quelqu’un de bien, comme l’adulte et encore plus même puisqu’il n’est qu’un enfant en apprentissage, il a un Yetserara qu’il ne sait pas comment maîtriser. Malgré tout il aimerait tellement que ses parents le voient comme le meilleur du monde!!!

Le regard qu’on porte sur notre enfant aura une grande influence sur ce qu’il deviendra.
Mais comment penser du bien d’un enfant qui nous fait vivre ” l’enfer sur terre”?
Déjà comprendre qu’il a un Yetserara et qu’Hachem nous l’a confié lui précisément à nous dans un but bien précis, et c’est peut-être même bien de notre ” faute ” s’il n’arrive pas à maîtriser son Yetserara dans un certain domaine , parce qu’Hachem veut nous réveiller, et l’empêche de se repentir tant que nous ne nous sommes pas repentis. Il faut beaucoup prier qu’Hachem nous éclaire.

Ensuite, on a souvent tendance à vouloir être parfaitement objectif face à notre enfant.
Et pourquoi ne pas le mettre sur un piédestal et jouer à la mère juive légendaire qui voit son fils comme le meilleur du monde , même s’il ne l’est pas? Si ce n’est pas nous qui le regardons ainsi alors qui?
Il risquerait de chercher ce regard ailleurs, chez de mauvaises personnes.
Réfléchissez tranquillement à ses qualités et remerciez Hachem pour cela.
On ne donne jamais trop d’amour, jamais!

Petits conseils mais qui valent de l’or:
1-Convertir les reproches injonction.
Ex: *-“j’en ai marre, tu ne ranges jamais tes affaires, t’es vraiment désordonné!!!”
->On dira plutôt : “range tes affaires s’il te plait”( d’un ton ferme) on répétera plusieurs fois s’il le faut.

*- “mais c’est pas possible t’as tout renversé, je viens de faire le ménage!!! Tu ne fais pas attention! Quel maladroit!!”….( et on ramasse à sa place)
  ->On lui dira plutôt : “mince tout s’est renversé, tiens un chiffon pour nettoyer” ( on l’aide mais c’est lui qui fait, je ne cherche pas à tout faire à sa place).

Ainsi il recevra moins de reproches, sera plus actif et nous n’aurons pas peur de lui dire quoi faire, nous sommes les parents, c’est notre rôle et il en a besoin.

2- Ne jamais lui parler de Torah quand il fait une avera (un péché) pour lui prouver à quel point c’est grave ce qu’il fait. On n’utilisera pas la Torah comme bâton pour lui faire du mal ou de la peine.
On ne lui parlera de Tora que s’il vient de faire une mitsva.

Ex: il s’est mis en colère
-> ne pas dire:” tu sais que la colère est considérée dans la Torah comme si tu avais fait de l’idolâtrie, c’est très grave, Hachem n’est pas content de toi, ça enlève la parnassa en plus la colère.”….etc…
->On lui dira plutôt : ” je ne te permets pas de crier comme cela dans la maison, cela ne te ressemble pas, tu es en train de gaspiller ton énergie.. ( on le grondera comme un non juif l’aurait fait pour apprendre les bonnes manières à son enfant).

Sinon il risque de faire un ancrage négatif avec la Torah et penser qu’il est incapable d’être un bon juif et pourrait abandonner ce challenge ( has ve shalom).

Par contre, si je lui ai demandé de me servir un verre d’eau et qu’il y va; là, je peux m’en donner à cœur joie.
Ex: ” tu te rends compte quel Tsadik mon fils , merci Hachem pour cet enfant merveilleux !!, tu viens d’accomplir la mitsva d’honorer tes parents qui est un des 10 commandements, tu viens aussi de faire la mitsva de Hessed, et celle de te comporter comme D.ieu qui nous nourrit. Tu te rends compte de la grandeur de ton acte !!! En plus tu as pu donner le bon exemple à tes frères et sœurs donc à chaque fois qu’ils t’imiteront tu gagneras une partie de leur mitsva. Te voilà riche!…..”
Ainsi il se sentira en Torah dans un domaine où il est fort et aura envie de s’y investir davantage.

L’exemple personnel est évidemment indispensable, si on est soi-même triste ou coléreux, difficile d’espérer avoir un enfant souriant et patient !!!

N’oublions pas que tous ces enseignements sont en effet indispensables et efficaces, nous avons le devoir de nous efforcer de les appliquer, nous semons des graines mais la réussite ne nous appartient pas , la clé principale reste encore et toujours la PRIÈRE et le REPENTIR.

Hachem nous a confié des Nechamots il faut investir du temps de prière pour nos enfants; car tout est entre Ses mains.
Comme il est écrit :”même le coeur du roi est entre les mains d’Hachem “

Il est conseillé à chaque parent de faire tous les jours si possible un tehilim pour chacun de ses enfants ( le 2 ב s’il a 1an, le 15 s’il a 14ans ….) et de prier après chacun avec vos mots en disant: ” par le merite de ce tehilim Hachem déjà je te remercie pour mon fils David ben yossef ( par ex) merci pour ses qualités (détailler..), s’Il te plaît Maitre du monde, par ta grande bonté , donne-lui une longue vie en bonne santé, qu’il ait de bonnes fréquentations, qu’il soit toujours dans le chemin de la Torah, qu’il soit toujours attiré vers le bien, qu’ il soit un homme vrai, de Chalom équilibré, responsable, avec de bonnes midotes, qu’il soit toujours heureux de son sort, qu’il trouve facilement sa voie et dans le bon chemin selon Ta volonté, qu’il soit un bon exemple pour les autres, qu’il épouse une gentille femme tsadekette en bonne santé avec qui je m’entendrai bien, qu’il ait Chalom Bait et de beaux enfants en bonne santé…. chacun détaillera selon son coeur.

Plus on investit de temps et de détails dans notre prière pour nos enfants plus on leur construit un réceptacle solide pour les aider à se construire, les protéger des mauvaises influences extérieures et Hachem les aidera dans tout .

Le repentir est aussi une clé fondamentale si ce n’est pas la plus importante.
Hachem nous demande d’éduquer nos enfants mais on sait de nos sages qu’en réalité, c’est eux qui sont là pour nous éduquer !!!
Nous éduquer ?
Et oui! Comme on le sait chaque épreuve et difficulté est un message qu’Hachem nous envoie quand Il attend quelque chose de nous.
Hachem est patient, très patient, Il a tout Son temps, Il n’est pas pressé. Par contre si nous, nous sommes pressés mieux vaut réfléchir à ce qu’Il attend de nous et de corriger notre conduite, et nous verrons alors la conduite de notre enfant se corriger toute seule. À chacun de se remettre en question selon sa situation, et de prier pour qu’Hachem l’éclaire et lui donne les forces de se repentir.

Sachez que ces conseils et enseignements viennent de grands sages de la Torah expérimentés dans le domaine de l’éducation et ont véritablement transformé pour le bien la vie de ceux qui les ont appliqués.

En vous souhaitant à chacun une grande réussite, que vous n’ayez que du bonheur de vos enfants .

Joie2vivre.org

Partagez l'article:
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

A voir aussi ...

Les vêtements

Il faut s’assurer que les vêtements que l’on porte soient toujours propres et nets.L’habillement de …

>