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Le corps et l’esprit

Avec l’aide d’Hachem, nous allons essayer de voir ensemble quelques points concernant la santé dans le livre « Hachem est ton médecin » du Rav Chalom Arouch.
Etant donné que l’être humain est doté du libre arbitre, son corps et son âme sont liés. L’âme est la partie spirituelle, tandis que le corps représente le côté matériel. Or, il faut savoir que la santé du corps dépend de l’âme. On est donc obligé d’admettre que médicalement parlant, au niveau de la guérison, il n’existe aucune nature ni aucune règle absolue. D’ailleurs, tout médecin avisé nous le confirmera.
Il est vrai qu’on peut toujours déterminer des statistiques et des pourcentages, mais dans les faits, rien n’est jamais figé, pour la simple et bonne raison que la source de la guérison d’un homme provient de sa spiritualité. Donc lorsqu’il a un problème physique, son origine est forcément spirituelle.
Au final, une seule chose existe : la Providence individuelle d’Hachem. En effet, le Créateur applique Sa Providence sur chacun d’entre nous à travers des messages et des allusions en tout genre tels que des maux corporels, des difficultés financières etc., que D.ieu nous en préserve.
En français, le mot maladie peut se lire ainsi : le « mal a dit », c’est-à-dire qu’un problème vient s’exprimer par l’intermédiaire du corps. Lorsqu’on règle le problème, le mal n’a plus rien à dire et dès lors, la maladie disparaît. En hébreu, le mot maladie se dit « Ma’hala » dont les mêmes lettres forment le mot « Mé’hila », le pardon. Autrement dit, la maladie est là pour déclencher le pardon.
Lorsque quelqu’un tombe malade, il doit comprendre qu’il doit se repentir et demander pardon au Créateur pour les erreurs qu’il a commises, et il faut savoir que les souffrances qu’il subit correspondent exactement à ses péchés, mesure pour mesure. Et donc, grâce à sa maladie, l’homme méritera d’avoir ce qu’on appelle la « A’hlama », le pardon, puisqu’en effet, ses soucis de santé l’inciteront à examiner ses actions, à chercher la source du problème, à demander l’aide d’Hachem et il finira par faire Téchouva.
Par ailleurs, comme chacun peut le comprendre aisément, il n’y a rien de plus difficile pour l’homme que les souffrances du corps et de l’esprit. A partir du moment où une personne tombe malade, à D.ieu ne plaise, elle perd sa joie de vivre, sa vie n’a plus de sens. Et même si elle possède d’immenses richesses, elles n’ont désormais plus aucune valeur à ses yeux.
C’est comme si on proposait le meilleur plat du monde à quelqu’un qui ne ressent pas le goût des aliments. Pour lui, tout a le même goût, qu’il mange du caviar ou du pain sec. Parfois, c’est même encore pire que cela, car si cette personne possède tout mais qu’elle ne peut pas en profiter, sa souffrance est d’autant plus grande, surtout si elle est d’ordre spirituel. En effet, lorsqu’elle subit des souffrances morales, elle n’a tout simplement plus envie de vivre, même si son corps est en parfaite santé physique. La santé de l’homme est donc l’un des vecteurs que D.ieu utilise pour lui transmettre Ses messages afin qu’il se remette dans le droit chemin.
Hachem a créé le monde pour nous dévoiler Sa grandeur et Sa puissance, et pour nous montrer la façon dont Il le dirige. A certains moments, Hachem dirige le monde avec l’attribut de rigueur par des décrets difficiles, d’autres fois avec l’attribut de miséricorde, tout dépend des actions de l’homme. S’il se comporte bien, alors les rigueurs s’atténuent et la bonté et la miséricorde se réveillent dans le monde. Mais l’inverse est aussi vrai, car l’un des principes essentiels de la Torah repose sur la notion de « Mida Kénégued Mida », mesure pour mesure, c’est-à-dire que D.ieu agit envers l’homme en fonction de son comportement, notamment dans sa Avodat Hachem, son service divin. Par ailleurs, de nombreuses personnes du corps médical témoignent qu’elles ont vu de leurs yeux un nombre incroyable de patients touchés par de graves maladies qui ont pu guérir après avoir fait Téchouva. C’est pourquoi lorsqu’un malade prend sur lui d’améliorer son attitude et de prendre un nouveau départ dans sa vie, il peut guérir complètement.
Certaines transgressions entraînent des dommages à la fois corporels et spirituels. En effet, l’homme possède 248 membres en rapport avec les 248 commandements positifs de la Torah. L’être humain est également composé de 365 nerfs et tendons en rapport avec les 365 commandements négatifs de la Torah. C’est la raison pour laquelle lorsqu’un juif applique tous les commandements comme il se doit, il reçoit la vitalité nécessaire au bon fonctionnement de son corps. Pour chaque Mitsva accompli en rapport avec un membre, nerf ou tendon, l’homme reçoit l’énergie qui lui donnera vie, qui activera ses cellules etc. A l’inverse, lorsqu’il enfreint un interdit positif ou négatif, il endommage la vitalité du membre, nerf ou tendon qui correspond à ce commandement, et c’est à cause de cela qu’il tombe malade. C’est pourquoi lorsqu’il fait Téchouva sur cette faute, lorsqu’il reconnaît son erreur en demandant sincèrement pardon à Hachem, il récupère cette vitalité perdue et peut ainsi guérir.
A ce sujet, je vous invite à consulter le cours intitulé « Les maux du corps » qui explique les raisons de certains problèmes pour chaque membre (jambes, bras, tête etc.), et qui donne quelques pistes pour déterminer sur quoi il faut faire Téchouva exactement. Ce principe s’applique également pour un non-juif dont le corps est lié aux 7 lois Noa’hides (il existe des sites internet sérieux détaillant de manière précise les implications des 7
lois Noa’hides qui comportent, il me semble, 49 dérivés au total). Ainsi, les maladies des juifs sont en rapport avec leurs commandements comme les non-juifs le sont avec les leurs.
Donc pour guérir, il suffit de faire Téchouva et de s’engager dans la voie du changement. Il est vrai que ce n’est pas toujours facile, surtout dans certains domaines. Certaines fautes nécessitent de grands efforts avant de pouvoir en être libéré. Dans ce cas, il faut faire le premier pas en priant beaucoup pour qu’Hachem nous aide, bien sûr tout en faisant le maximum pour s’en sortir. Mais si une personne refait malgré tout la même erreur même alors qu’elle fait tout son possible pour s’en détacher, elle doit redoubler de prières pour sortir de ce mauvais pas.
Que D.ieu nous aide à comprendre les raisons de nos souffrances et à agir en conséquence.

Rav M. Libérato

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