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Les faux espoirs

Les Faux espoirs
La grande force et la grande puissance du mauvais penchant (yetser hara) mais surtout son
plus grand vice est bien connu : nous conduire à tout prix au désespoir !
Pourtant, Rabbi Nahman de Breslev, de mémoire béni, n’a eu cesse de nous l’enseigner : le
désespoir n’existe pas dans ce monde ! Il est donc interdit de désespérer !
Il nous arrive toutefois encore souvent de se laisser avoir… alors comment y faire face et
comment s’en protéger?
La première chose est de connaitre les différentes formes nous conduisant à cet état de K.O
nous poussant à croire qu’il n’y a plus d’espoir, Has Véchalom. L’une d’elle est
communément appelée « faux espoir ».
Le faux espoir prend naissance lors de ces fameuses situations où nous avons le sentiment
que l’on se rapproche enfin du but, que l’on va enfin obtenir cette chose si chère à nos yeux
qui finira pourtant par se solder, au dernier moment, par un échec :
Un homme en proie à des difficultés financières reçoit l’appel miraculeux d’une personne lui
proposant la somme d’argent exacte permettant de solder son loyer ! Mais le généreux
donateur se désistera la veille de l’échéance…
Un couple, ne parvenant pas à avoir d’enfant, se voit proposer LA solution miracle : une
troisième insémination artificielle, cette fois pourtant si exceptionnelle, ne portera
finalement pas ses fruits…
Ce célibataire, multipliant les chidouhim, rencontre enfin celle avec qui tout semble
matcher, mais la futur kala (épouse) lui annoncera au dernier moment vouloir tout arrêter !
La première réaction et la plus habituelle lors de ces situations est alors de se demander :
« Hachem, pourquoi ? Qu’est-ce que je t’ai fait ? Pourquoi me donner de l’espoir ? »
Et parfois même, de penser : « Ne me donnes pas d’espoir, ne m’offres pas de porte de
sortie pour la refermer ensuite… »
Ce genre de situation est comparable à un homme qui, plongé dans l’obscurité complet
d’une pièce, ne parviendrait pas à atteindre la porte de sortie, lorsque subitement la lumière
s’allume ! Empli de joie et d’espoir, il courrait alors pour atteindre la poignée, lorsque la
lumière s’éteindrait alors brusquement!
La question qui subsiste est alors : POURQUOI? Pourquoi offrir une porte de sortie qui se
referme aussitôt ?
Et c’est là que, vous l’aurez bien compris, entre en jeu le yetser hara nous faisant croire qu’il
s’agit d’une injustice, qu’Hachem ne nous aime pas, Has vechalom. Puis, il nous martèle,
nous poussant alors à penser : « cela n’a pas de sens », « je ne comprends pas » ; et nous
conduit ainsi à rentrer en quelques sortes en « dispute » avec Hachem,  D., nous en
préserve!

Mais au fond, quelle est l’explication à de tout cela ? Quel est le cadeau qui se cache derrière
toutes ces situations ? Quel présent extraordinaire Hachem est-Il, en réalité, en train de nous
offrir ?
Il y a un point commun à toutes ces situations : la personne éprouvée dans chaque de ces
situations, a systématiquement mis sa confiance en l’Homme et non en D. !
Dans le premier cas, l’homme en difficulté pour payer son loyer a mis sa confiance en ce
généreux donateur lui promettant la somme nécessaire. Dans le second cas, le couple ne
parvenant pas à avoir d’enfant, s’en est remis aux médecins promettant la délivrance…Enfin,
le célibataire a mis tous ses espoirs en sa future femme ou peut-être même en la marieuse
les ayant présentés !
Quel est alors le cadeau qui se cache ici ?
A travers ces situations, Hachem nous offre la possibilité de comprendre que deux solutions
s’offrent systématiquement à nous dans la vie : soit nous pouvons continuer à croire
faussement que « l’Homme » en face de nous peut nous procurer ce dont nous avons
besoin : le bienfaiteur qui veut aider à payer le loyer, les grands professeurs en médecine, la
fiancée…
Soit Hachem éteint par moment «  la lumière » pour nous permettre de comprendre que ce
n’est pas untel ou untel qui donne, mais seulement LUI, Hachem, le seul et l’Unique, qui
procure à chacun ce dont il a besoin !
En agissant ainsi, le Saint Béni soit-Il, nous empêche de mettre notre confiance en l’homme,
et plus que cela, Il nous montre que l’homme est faillible. 
Cet homme, pourtant si généreux, n’est bizarrement plus en mesure d’honorer sa promesse
deux jours avant la date butoir ! Le plus grand médecin du monde peut se tromper lors
d’une insémination artificielle. Quiconque peut décider de tout annuler la veille du
mariage…
Hachem nous force ainsi à comprendre que l’Homme n’est pas infaillible, et nous oblige
alors à nous demander en qui devons-nous essentiellement mettre notre confiance : en
l’Homme ou en Dieu ?
Il n’y a donc aucun désespoir à avoir car il s’agit en vérité ici d’un cadeau d’Hachem, d’une
opportunité de changer notre façon de penser. Quelqu’un propose une aide pour payer le
loyer, très bien, remercions-le d’être l’envoyé d’Hachem, mais n’oublions jamais l’essentiel :
remercions Hachem d’avoir envoyé ce messager pour obtenir l’argent nécessaire, d’avoir
envoyé la future épouse tant attendu : « merci Hachem de m’avoir envoyé cette fille et si ce
n’est pas la bonne fille, merci Hachem de me l’avoir retiré, …
Nous apprenons de là, qu’en toutes occasions, il faut remercier Hachem en premier lieu et
ne jamais oublier que tout vient de LUI et uniquement de LUI!

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