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Témoignage-Et puis il y a eu le Covid,

Et puis il y a eu le Covid, et ce que nous redoutions le plus arriva…
Quelques jours avant Pessah mon mari fut admis à l’hôpital en réanimation.
Après plus de 10 jours d’hospitalisation son état ne faisait qu’empirer. Veille de Pessah les médecins
ont décidé de le plonger dans un coma artificiel et de l’intuber afin de permettre à son corps et
surtout à ses poumons de récupérer.
Dès lors mes enfants et moi nous avons vécu les jours les plus difficiles de notre existence.
Nous ne sommes pas prêts d’oublier ce Pessah 2020 ainsi que les jours qui suivirent !
J’ai terminée seule les derniers préparatifs de pessah comme une automate avançant un pas après
l’autre. J’ai dû apprendre à cachériser seule ma cuisine pour la première depuis notre mariage et
d’autres choses encore dont mon mari s’occupait habituellement.
Les visites étant strictement interdites, j’appelais l’hôpital 3 fois par jour pour avoir des nouvelles de
son état : celles-ci devenaient de plus en plus inquiétantes.
A ce jour, nous ne savons toujours pas comment nous avons trouvé la force de passer les 2 sedarims
sans la présence de mon merveilleux mari.
Au lendemain des 2 premiers jours de fêtes son état s’était dégradé à tel point que son pronostic
vital était engagé. Les médecins nous annonçaient 5 à 7% de chance de survie !
Mes enfants et moi nous étions complètement anéantis.
Il fallait que je sois forte pour mes enfants et pour notre famille, qui commençaient à perdre espoir. Il
fallait leur donner du courage, je ne pouvais pas m’effondrer.
LE PESSIMISME EST LUXE QU UN JUIF NE PEUT PAS SE PERMETTRE a dit le Rabi Menahem Mendel et
c’est ce que j’ai dit à un professeur qui m’expliquait que le cas de mon mari était plus que gravissime.
Je lui répondis que son rôle à lui était limité car c’est Hachem qui donne du succès à toute entreprise,
c’est Hachem qui va faire en sorte que les traitements soient efficaces ou non. Mais de notre côté
nous avions également notre carte à jouer : remuer les cieux avec nos tfilots et nos maassim tovim !
Nous ne savions pas à quel point mon mari était apprécié aussi bien dans notre famille, dans notre
entourage que dans la communauté, jusqu’en Israël : Dès que la nouvelle de l’intubation de mon
mari s’est répandue dans la ville, une mobilisation sans précédent s’en suivie. Des livres et des livres
de téhilim entiers se lisaient chaque jour on ne les comptait même plus ! Tous étaient bouleversés,
tous priaient avec une ferveur très sincère.
Outre les brahot de grands Rabanim, ce qui nous permis de traverser cette épreuve c’est :

  • LA EMOUNA : « Un juif c’est celui qui sait qu’Hachem peut changer l’impossible en possible »
    (Rav Yossef-Haim Sitruck)
  • La PENSEE POSITIVE : Pense bien et tout ira bien, car la pensée est créatrice
  • La JOIE : celui qui s’efforce d’être joyeux quand le cœur n’y est pas, Hachem lui envoi de
    nombreuses vraies raisons de se réjouir
  • ET le REMERCIEMENT : Tout provient d’Hachem, il faut savoir être reconnaissant même pour
    un lacet de chaussures disait Rabbi Nahman de Bresslev.
    Grâce aux cours de Torah que j’écoutais depuis ces 3 dernières années, je me suis imprégnée de ces
    4 notions et je reconnais que je n’aurais pas trouvé le courage de traverser cette période difficile de
    ma vie sans ce renforcement.

C’est tout un travail, il faut se faire violence. Mais Hachem était avec nous (mes enfants et moi) et
nous avons vu sa hachga’ha pratite tout au long de notre épreuve. Nous avons ressenti sa présence à
nos côtés comme jamais ! Nous avons vécu des nissim véniflaot ! nous voyions sa main partout !
Il m’a insufflé un courage que je ne me connaissais pas, moi si fragile de nature. Il nous a donné des
forces insoupçonnées pour prier sans relâche, sans même parfois manger, nuit et jour. Nous avons
dit toutes les prières possibles que l’on nous conseillait. Nous avons fait notre hechbon et demandé
pardon à ceux que nous avions blessés. Nous avons pris sur nous de nouveaux engagements
spirituels, nous nous sommes renforcés. Mais surtout nous avons travaillé sur nos pensées, la joie, la
emouna et le remerciement.
« Pense bien et tout ira bien » disait le Rabi de Loubavitch, et c’est ce que je m’efforçais d’appliquer
chaque jour, je m’interdisais de penser négativement, je ne voulais même plus prendre des nouvelles
auprès des médecins dont le pessimisme était tellement accablant. A la limite j’aurais préféré me
retrancher loin de tout et attendre le dénouement de cette histoire avec pour seule occupation la
tfila et le remerciement car pour moi peu importait les nouvelles de l’hôpital ce qui comptait c’était
que l’on agisse !
Aussi, chaque fois que nous recevions une info des médecins on essayait de voir le bon même le plus
infime et on se réjouissait. Mes enfants et moi, on raccrochait avec l’hôpital et au milieu du salon, on
se réunissait pour danser et chanter notre gratitude envers le Boré Olam, on a appris à chanter
« Mizmor Létoda » sur l’air de Rav Arouch (qu’Hachem le bénisse Bakol Mikol Kol ) et on le chantait
de toutes nos forces !
Nous n’avions jamais chanté lors des repas de chabat comme on a pu le faire durant cette période.
Le cœur n’y était absolument pas. Mais dès que les enfants commençaient à fredonner « Tov
Léhodot l’Hachem » une joie nous emplissait le cœur, et nous retrouvions le moral même lorsqu’il
était au plus bas.
J’essayais de me lever avant l’aube pour dire le Chir Hachirim qui est une ségoula pour la refoua
chelema et j’enchaînais avec mes remerciements envers Hachem, pour toutes ses bontés, ses
cadeaux gratuits, son amour infini mais aussi pour cette épreuve grâce à laquelle je me nettoyais de
mes nombreuses fautes et surtout grâce à laquelle je me rapprochais de mon père qui aux cieux. Je
terminais les larmes aux yeux. Peut-être parviendrais-je à arriver à ma réparation ?
Je parlais avec Hachem et même je lui demandais de m’inspirer : qu’attendait-il de moi ? Comment
savoir ce que je devais faire pour qu’il guérisse mon mari ? Aussitôt que surgissait une nouvelle idée
je savais que c’était la réponse que j’attendais.
Cette situation a durée presque 4 semaines.
Je ne vous ai pas raconté tous les détails de son périple car il faudrait des pages et des pages. Car il y
a l’histoire dans sa globalité, mais il y a aussi tout un tas de petites histoires dans l’histoire pour
décrire les miracles dont nous avons été témoin.
Malgré de multiples complications, Mon mari s’est réveillé sans séquelles bien que très affaiblit. De
son côté lui aussi a vécu une histoire pendant son coma.
Mais ce que nous savons c’est que nous devons une reconnaissance infinie au créateur de l’univers
pour son infinie miséricorde, et exprimer tous nos remerciements à toutes les personnes qui se sont
impliquées dans cette histoire de par leur tfilot, leurs maassim tovim et leurs engagements.
Dieu seul sait combien ils sont nombreux.

Pour ma part je remercie également sans fin toutes les personnes dont j’écoute les cours jours après
jours depuis au moins 3 ans car il est certain que sans tous leurs enseignements je n’aurais pas vécu
cette histoire de la même façon. Qu’Hachem bénisse chacun d’entre eux de tous ses bienfaits bakol
mikol kol et qu’il les aide à continuer sans cesse.
Que ce témoigne que j’ai écrit al kidouch Hachem puisse aider tous ceux et celles qui traversent des
épreuves : quand on sent la présence d’Hachem à nos côtés rien ne peut nous décourager !
Merci Hachem !

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